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Cette femme qui nous regarde

Alain Mabanckou

(Points, août 2025)

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Dans Cette femme qui nous regarde, Alain Mabanckou n’écrit pas seulement sur sa mère disparue : il s’adresse à Angela Davis, comme si seule cette figure de lutte et d’exil pouvait accueillir sa douleur. Ce détour donne au texte une force singulière — entre la confidence intime et la lettre politique. Ce n’est pas un livre “poignant” au sens usé du terme, c’est un livre qui serre la gorge parce qu’il refuse la grandiloquence. Mabanckou choisit la simplicité, presque la nudité : une écriture qui se murmure pour ne pas briser un souvenir fragile. C’est une œuvre qui se lit d’une traite, mais dont l’écho demeure longtemps. Ce qui m’a touchée, ce n’est pas seulement l’hommage à la mère absente, mais la manière dont il transforme cette absence en présence obsédante, en regard qui ne s’éteint pas. Le titre n’est pas une métaphore : on sort du livre avec l’impression qu’elle nous regarde, nous aussi.

​​COUP DE CŒUR D’hélène

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